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 Trip to Kiev !!!

8/11/2008

 

Du 30 octobre au 5 novembre, nous avons organisé une petite virée à Kiev, capitale de l’Ukraine, entre étudiants étrangers. Ce voyage fut plein de surprise et d’inattendus.

Nous étions une grosse vingtaine et petite précision pour maman et papa, je n’ai manqué aucun cours car nous avions une courte semaine de vacances.

 

Le Jeudi 30 octobre à 23h30 nous quittons donc la gare de Kievskaya (comme quoi la Russie est par moment bien faite) direction l’Ukraine.

Première surprise : le train. Plus jamais je ne cracherai sur la SNCF

Train couchettes bien évidemment, avec une allée centrale, sur la gauche des compartiments de 4 lits (2 fois 2 lits superposés perpendiculaires à la fenêtre) avec une petite table au milieu et sur la droite 2 lits superposés (parallèles à la fenêtre). Des wagons plein à craquer de russes moyenâgeux qui se font des sandwichs à la pomme de terre, qui pèsent 100 kilos, dorment en marcel et les pieds à l’air qui dépassent dans l’allée centrale. Je ne vous explique pas l’odeur.

On s’y habitue après un certain temps, mais à chaque fois que vous sortez du wagon pour y re-rentrer, l’odeur vous prend à la gorge, au nez et vous pique les yeux…

Bref le voyage part très fort, tout le monde a emmené plus d’alcool que de vêtements dans son sac et après 3 heures de voyage, à peu près tout le monde est cuit. Pendant ces trois heures, j’ai sillonné tous les wagons avec mon ami suédois Henrik, à la recherche d’autochtones près à partager une petite bière, c’était génial. Je me suis retrouvé à chanter sur le son d’une guitare dans les compartiments entre wagons etc… Précision cependant j’étais loin d’être bourré car je ne voyais pas bien l’intérêt d’arriver ivre à 9h le matin à Kiev.

Oui mais voila, mon colloc’ Francky l’inarrêtable n’avait pas la même conception des choses.

Je l’ai retrouvé à 2h du matin ivre mort (mais comme j’ai rarement vu qqun autant ivre, genre papa te souviens tu de FX un soir d’été andernosien…) dormant dans un mauvais lit. Et la, grand moment, nous essayons de le réveiller avec Henrik et Davor un hollandais, mission impossible. Pendant que l’on se demande quoi faire, Francky se retourne dans son lit et… tombe ! Il tombe la tête la première sur la table, plein front ! Une seconde de bad trip, il ne saigne pas, il continue à grommeler dans sa barbe, tout va bien, je pars en fou rire.

Bref on le couche dans son lit puis après 20 minutes il veut aller aux toilettes. Au retour des toilettes, il se trompe de compartiment et continue tout droit dans l’allée et là, tous les russes font des grands signes des bras « ah non pas lui, arrêtez le ».

 

Bref, arrivée le matin à 9h à Kiev on file direct de la gare à l’hôtel en périphérie de la ville en prenant le métro puis le bus 600, grand comme un monospace…

 

Kiev c’est un peu comme Moscou et pas du tout comme Moscou. La banlieue de la ville est, je pense, pire que la banlieue moscovite. Ce n’est pas dangereux, en tous cas ca ne donne pas l’impression, mais je ne vous raconte pas le voyage dans le temps ; un bond de 100 ans en arrière. Des tramways faits de rouille, des grands-mères de 260 ans qui vendent des cigarettes assise sur des tabourets de fortune, des HLM qui feraient peur aux habitants de Seine-Saint-Denis… Et le pire fût une ballade à travers un marché aux puces, équivalent de notre Bricorama, une pléthore de stands à ciel ouvert ou l’on pouvait acquérir morceaux de cuivre, toilettes, tuyauterie, systèmes d’aération moquettes et parquets d’occasions… Ca il faut le vivre tant c’est prenant d’authenticité et de folklore.

 

Et puis à Kiev, il y a le centre ville. C’est indescriptible, sauf si vous avez vu le film « Bons baisers de Bruges » sorti récemment avec Colin Farrell. Cela n’a pour le coup rien à voir avec le centre de Moscou. Les bâtiments sont magnifiques, imposants, les rues sont pavées, le tout est homogène et harmonieux, l’atmosphère qui y règne est reposante, paisible, amicale. Les gens sont respectueux, calmes, civilisés au possible (tous les chauffeurs s’arrêtent pour vous laisser traverser, pas un coup de klaxon). Cela donne un climat de sérénité assez inégalable.

Cerise sur le gâteau, le soir la ville est recouverte d’une épaisse couche de brume qui dissipe subtilement la lumière des éclairages publics, ce qui ajoute au charme de la ville une pointe de romantisme. De plus, la ville est vallonnée, c’est pourquoi je mettrais Kiev à cheval entre la station de ski du Tyrol et le Boulevard Hausmann parisien.

Autre anecdote toute bête mais quasiment tout le monde parle anglais et deux fois dans le métro des personnes m’ont proposé spontanément de m’aider alors que je regardais le plan.

 

Nous avons également été voir jouer le Dynamo de Kiev contre une équipe dont le nom m’a échappé.

4-0 pour le Dynamo et à la fin du match en regardant le nom des buteurs sur le tableau d’affichage j’arrive à déchiffrer Ismaël Bangoura ! (Je dis déchiffrer car ça ressemble à ça en russe : Ucma3l bahrypa). Et oui cet escroc avait été transféré du Mans à Kiev la saison passée. Je l’ai donc attendu à la fin du match et on a pu discuter 10 bonnes minutes avec lui. Super gentil et trop content de pouvoir parler français. On a essayé de l’emmener en soirée, lui était d’accord mais le club ne veut pas le laisser sortir en raison d’un trop fort penchant pour l’alcool et les gonzesses !

 

Je vous épargne les visites (cathédrale Sainte Sophie, Saint Andrew et Vladimir) car pour le coup l’architecture se rapproche des monuments moscovites. Je ferait un album photo sur facebook s’y afférant.

 

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 Les soirées...enfin les nuits!

30/10/2008

 

Les soirées Moscovites… Comme on dit ici, Moscow never sleeps.

Les nuits ici sont très vivantes. On trouve à Moscou une multitude de bars, karaokés, discothèques et autres clubs en tous genres.

Mais comme je vous l’ai dit Moscou n’a pas de juste milieu, c’est luxe ou misère, c’est pourquoi nous nous accordons à dire qu’a Moscou il y a les soirées ghettos et les soirées ghettas…

 

Je ne vais pas vous raconter mes soirées dans leurs intégralités mais voici quelques une des anecdotes les plus sympas…

 

Dans la catégorie ghetta :

Des clubs dignes des endroits les plus prisés de Paris, DJs réputés, design raffiné et haute classe russe.

On peut donc se retrouver à danser sous la Tour Eiffel à la vie parisienne ou dans un vieux manoir aux plafonds haut de 5 mètres et des tableaux de 8 mètres par 3 aux murs au Club 13, ou encore au Sabotage ou pendent au plafond des dizaines de boules à facettes et se bousculent jeunes fils de millionnaires et pseudo tops modèles.

Alors quand on est chanceux, on rencontre Youri qui devient ton meilleur ami pour 2 heures qui t’offre à boire verre de champagne sur verre de champagne, en sortant des liasse de billets de son portefeuille et qui veut t’inviter dans son chalet à Megève pour les vacances d’hiver, qui te présente sa petite copine qui fait les couvertures de magazines russes et qui te propose de te raccompagner en Porsche Cayenne qu’il a eu pour ces 19 ans la semaine dernière.

 

Dans la catégorie Ghetto :

En taxi à Moscou, ne jamais demander des endroits avec beaucoup de filles…

Le chauffeur pensant bien faire vous emmènera à coup sur soit un bar à strip-tease, soit en bar à putes…

C’est donc comme ca que nous nous sommes retrouvé au Hot Dog, bar glauque ambiance route 66, Harley Davidson et musique country ou des vielles prostituées viennent t’accoster toutes la soirée et des mecs de 45 ans bien craignos jouent au poker à deux doigts de se taper sur la gueule…

Nous avons également atterri dans des bars à strip-tease ou pendant les 7 premières minutes trente cinq strip-teaseuses te tombent dessus et disparaissent pour le reste de la nuit quand elles ont compris que tu n’avais pas un rond sur toi.

Par contre il se passe des trucs invraisemblables dans ces bars. Par exemple des bonhommes de 50 balais ivre mort, affalé dans des canapés, 6 bouteilles de champagne sur la table et 14 strip-teaseuses sur lui gentiment en train de le dépouiller de tous ses billets.

Et quand tu comprends que tu es au fond du trou, tu essai de gratter l’amitié avec ton voisin de bar et le mec te raconte qu’il est colonel dans l’armée rouge, qu’il revient de Géorgie ; tout ca en te montrant ses cicatrices de guerre…

 

Bref, c’est folklorique, par contre ce qui est super sympa, c’est que les russes adorent parler à tout le monde, il est donc facile de discuter pendant 20 minutes avec un paquet de gens.

 

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 Moscou ce paradoxe sur pattes...

30/10/2008

 

Maintenant deux mois que je suis là et j’en suis venu à la fine conclusion que Moscou était un paradoxe sur pattes…

C’est quelque chose qui se vit et non quelque chose qui s’explique mais bon je vais essayer…

 

Pour faire simple la ville est tout sauf homogène.

Je vous l’ai déjà dit on trouve côte à côte des tours Montparnasse et des favelas de Rio de Janeiro. La DB Aston Martin de James Bond et des Gigoulis (sorte de sous marque de LADA, que je vous laisse imaginer)

 

Le pire exemple dans tout cela ce sont les gens.

Hormis le fait qu’ils sont majoritairement moches, vous croiserez soit des hommes d’affaires, pompes cirées Gucci, pantalon à pince et petit polo qui va bien sous une veste Armani très classe, soit des mecs venu tout droit du Moyen Age ; une sorte de voyage dans le temps.

Vous souvenez vous des baskets qui font de la lumière sous le talon ? (les LA Gear je crois) et bien cela existe encore en Russie. Des cheveux graissés au beurre, quelques dents en moins, une peau mi- grasse à grasse, une démarche légèrement titubante, une bière à la main peu importe l’heure du jour ou de la nuit, et toujours un sac plastique noir dans l’autre main…

 

En face des magasins de luxe (Vuitton, Chanel, Dolce et Gabbana etc…) on trouve des vendeurs à la sauvette qui vous vendront tout ce que l’on trouve en France mais également des permis de conduire (comptez 200 à 300 euros), des diplômes (Baccalauréat, BTS, Doctorat… pour 60 euros si vous êtes bon négociateur)

 

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